On ne parle jamais véritablement du bas.
Ceux qui s’y attardent savent seulement qu’il s’y consume quelque chose — un poids, une faim, une étincelle qu’aucune clarté ne révèle.
D’aucuns murmurent que ce n’est point une étincelle, mais une chute, et que c’est elle qui pousse tout le reste.

Au milieu, les formes se troublent.
Les lignes se tordent, se croisent, s’opposent.
Là, rien ne survient sans heurt : c’est le lieu où le souffle se brise, où le désir se heurte à ce qui lui résiste.
Un espace de résistance, épais comme le verre, fragile comme l’eau.

Et puis, il est ce qui surgit au-dessus — ce que tous perçoivent, mais que presque nul ne comprend.
Une surface claire, une pointe brillante.
Pour certains, c’est l’accomplissement.
Pour d’autres, à peine l’ombre d’un dessein effleuré.

Certains soutiennent que tout cela suit une ligne, à la manière de dominos s’abattant les uns après les autres, entraînant dans leur chute un récit muet.
Mais d’autres affirment que c’est l’Iceberg lui-même qui en dicte l’ordre, et que la chronologie n’est qu’un leurre.

Ici, chaque fragment sonore se tient à la croisée : désir, opposition, satisfaction — ou peut-être autre chose encore.
Tu ne saurais embrasser d’un seul regard ce qui s’y joue.
Il te faudra écouter, assembler, plonger.
Et peut-être alors, au cœur du froid et du tumulte, une vérité se laissera entrevoir… sans jamais se dire.

Ce qui précède est l’origine : la fréquence, le chant, les miroirs, les archétypes.
Ici s’ouvre le récit.
→ Sony Moon – The Magician

Bon voyage.

Œuvre de fiction. Toute ressemblance est fortuite.